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Lundi 18 juin 2018 : 78ème anniversaire de l’appel du Général de Gaulle le 18 juin 1940

51677 appel 18 juin abWF4LTY1NXgwQu’adviendrait-il du gaullisme sans de Gaulle ? Cette question, aussi naturelle que complexe trouve sa réponse dans l’appel du 18 juin 1940. Ce jour-là, un homme seul et inconnu s’adresse à la France.

Ce 18 juin 1940, la France est foudroyée par la mécanique nazie. Des millions de français sont sur les routes de l’exode. Ces millions de français sont désemparés autant par l’avancée des panzer d’Adolf Hitler que par leurs dirigeants qui imaginent l’impossible, l’impensable : l’armistice. La France entre dans les ténèbres avec la seule foi de son génie. Ce génie, ce jour-là, s’incarne dans un jeune et énergique général qui ramasse l’ultime braise encore ardente à partir de laquelle il offre à la Nation l’espoir de la victoire.

Charles de Gaulle, saisissant la modernité de la radio, exprime en quelques mots le chemin à parcourir pour que la France ne disparaisse pas. Simone Weil, la philosophe, écrira plus tard dans son ouvrage L’Enracinement, prélude à une déclaration des devoirs envers l’être humain : «  Le général de Gaulle fut le symbole de la fidélité de la France à elle-même, concentrée un moment en lui seul, et surtout le symbole de tout ce qui dans l’homme refuse la basse adoration de la force. »

DSC 7721DSC 7725DSC 7731Peut-on imaginer plus grande solitude que celle de Charles de Gaulle en ce 18 juin 1940 ? Peut-on, aussi, imaginer plus grande solitude que celle de la France face à la défaite de son peuple ? Pour Charles de Gaulle il s’agit de servir la nation et de sauver l’État.

Dans ces Mémoires, le chef de la France Libre s’abandonne ainsi : « Bref, tout limité et solitaire que je fusse, et justement parce que je l’étais, il me fallait gagner les sommets et n’en descendre plus jamais. »

On le comprendra plus tard, ce 18 juin 1940, Charles de Gaulle fonde une philosophie pragmatique non exempte de romantisme : le Gaullisme. Un pays, un peuple, une nation ne sauraient se satisfaire de pain et de jeux. Il leur faut un supplément d’âme. Ce supplément d’âme se construit à partir de valeurs partagées en commun, et qui constituent l’identité. C’est dans le destin commun partagé que chaque français doit être arraché à la passivité et conduit à s’engager dans la voie juste. Ce 18 juin 1940, la voie juste est celle du refus de la défaite. Une défaite qui ne sera provisoire que par la volonté du peuple français.

Cette volonté n’est pas dans le nombre mais dans l’exigence que chacun va s’imposer, dans l’esprit de sacrifice que seuls les plus ardents vont porter. Le refus de la défaite c’est avant tout se laisser guider par le renoncement au fatalisme, s’engager dans la voie de l’effort, et affronter autant les difficultés matérielles que morales qu’imposent le sens de l’État. Le sens de l’État, c’est s’habituer à respirer l’air raréfié des sommets avec des poitrines ordinaires. C’est le fondement même du gaullisme. Mais, le gaullisme se pratique que dans les tempêtes. Il en fût ainsi en 1940, en 1958 et… en 1968.

Ainsi, par trois fois, le gaullisme a triomphé des épreuves qui secouaient la France. C’est, à chaque fois, un immense rendez-vous entre le général de Gaulle et le pays. Une rencontre qui faisait que par l’exercice du pouvoir porté par l’honneur, un homme et un peuple regardaient dans la même direction. A Chaque fois, le destin de la Nation et celle d’un homme – Charles de Gaulle –, donnaient à la France ce supplément d’âme que le monde entier regardait avec envie. Rarement dans l’Histoire des peuples un seul homme a incarné l’ultime salut.

Charles de Gaulle a apporté à la France des insitutions solides, une économie rénovée, une défense moderne, une place respectée dans un monde en reconstruction. Ainsi, le gaullisme ne fut réellement le gaullisme qu’avec le général de Gaulle. Dans le Temps des certitudes, Yves Guéna, gaulliste de la première heure nous dit : « Nul ne saurait égaler le général de Gaulle, et sans doute mieux vaut-il ne pas jouer à l’imiter. Lumière sur la longue route de la France, et non modèle tant il dépasse la commune capacité des hommes d’État les plus remarquables. »

Alors, puissions, à la place qui est la nôtre aujourd’hui, être les dignes héritiers de ces femmes et de ces hommes qui, entre 1940 et 1945, sans l’imiter, ont accompagné Charles de Gaulle, donc la France, sur le chemin de la victoire. Ainsi, et seulement ainsi, les incertitudes cèderont face aux certitudes, et la médiocrité se changera en sérénité.

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