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79ème anniversaire de l’Appel du 18 juin 1940

imagesLire et découvrir l’épopée de ce fameux 18 juin 1940, c’est entrer dans un grand journal qui se doit d’être ambition. Chacune des pages des Mémoires de Charles de Gaulle témoigne d’un sanctuaire : la France !

En cet été 1940, fallait-il distinguer entre les vertus et les défauts d’un peuple, d’une nation plongée dans le désarroi le plus complet, le moins imaginable. Le 17 juin 1940, Charles de Gaulle écrivait : « A quarante-neuf ans, j’entrais dans l’aventure, comme un homme que le destin jetait hors de toutes les séries ». Ce même jour, traversant sa petite chambre de l’Hôtel Rubens à Londres, celui qui deviendrait l’homme du 18 juin murmurait : « C’est à moi d’assumer la France ».Puis, se tournant vers son fidèle lieutenant Geoffroy de Courcel il poursuivait : « La France n’est réellement elle-même qu’au premier rang ».

La veille, il avait quitté Bordeaux dans le chaos et le laisser-aller d’une classe politique désemparée et prête à renoncer aux valeurs républicaines et à abandonner la Nation à l’ennemi. Avec son allure altière, ses visions et ses convictions inébranlables, de Gaulle voulait servir la Nation et l’État. Et, pour cela, la première chose à faire était de hisser les couleurs. La France, avec ses femmes et ses hommes, sans distinction de race, de religion, de toutes politiques, devait s’unir pour affronter sa destinée.  Ce n’est pas seulement l’Appel, si juste soit-t-il, qui entre dans l’Histoire. Ce n’est pas non plus un homme, si seul soit-il, qui prend le commandement de quelques centaines de braves. C’est une certaine idée de la France, (comme Charles de Gaulle l’écrira plus tard dans le premier tome de ses mémoires)qui prend naissance et va porter le glaive de la République sur tous les champs de bataille jusqu’à la victoire finale.

Beaucoup a été écrit sur cette journée du 18 juin 1940. Elle est longtemps restée l’acte fondateur d’un vaste mouvement - le Gaullisme - autour et avec lequel la France est restée une puissance respectée et admirée. Que reste-t-il de cette journée et de cet homme d’exception que fut Charles de Gaulle ?

Cette commémoration a un but et un sens. Cette commémoration doit nous réunir pour maintenir le flambeau de la pensée du général. La Cinquième république voulue par Charles de Gaulle, et qu’une majorité des Français a adoptée, est remise en cause. Cette république, s’appuyant sur le Conseil National de la Résistance n’est pas un ancien monde ou un ancien régime.

Certes, l’Histoire, notre histoire, mesure les nécessaires mutations, les changements. Mais les valeurs, celles renouvelées dans cet Appel du 18 Juin 1940 sont inaltérables et universelles. Pour ma part, je suis convaincu, qu’une fois de plus l’Histoire de France est, en soi, une admirable aventure, une mise au clair permanente de la marche de l’Europe et du monde.

Nous avons comme alternative : 

  • soit de reprendre la pensée de Charles de Gaulle, de la moduler et de l’adapter aux grands chambardements de la mondialisation, avec la vision étonnante qui fut la sienne ;

  • soit de nous laisser glisser dans la défaite de nos valeurs et de nos énergies créatrices ; et à cela, je ne veux pas croire.

Comme ce fut le cas le 18 juin 1940, il faut, tous ensemble, hisser les couleurs avec le souci de la paix et du progrès qui est, j’en suis aussi convaincu, ce à quoi les Français aspirent. Que nous manquent-ils alors ? Relisons et apprécions cette citation de Charles de Gaulle tirées de ses Mémoires d’espoir :  « Je sais ce à quoi le passé et le présent m’engagent. Je sais qu’il n’appartient qu’à moi de piloter le navire. Je sais qu’il n’y a pas de relâche à la houle des difficultés. »

C’est à nous et à nous seuls de reprendre le flambeau ! J’ai confiance en mon pays ; la France est un grand pays ; je suis fier de ses valeurs de Liberté, d’Egalité et de Fraternité.

Vive Terrasson Lavilledieu !
Vive la République !
Vive la France !