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Discours de M. Delmon — 8 mai 2017

M. Pierre DelmonIntervention de Monsieur Pierre DELMON
Maire de TERRASSON-LAVILLEDIEU

A l’occasion du 72e anniversaire de la capitulation allemande du 8 mai 1945

Lundi 8 mai 2017

 Mesdames,

Messieurs,
Chers amis,

 

C’est avec toujours émotion que, d’année en année, je me retrouve parmi vous pour commémorer un des événements majeurs du XXe siècle : la capitulation nazie, le 8 mai 1945.

Je vous remercie pour votre participation, témoignage de votre attachement à notre pays, à notre histoire, à nos valeurs républicaines jamais trop rappelées : Liberté, Egalité, Fraternité.

Le 8 mai 1945, à 23h 01, à Berlin, les représentants des états-majors Américains, Britanniques, Soviétiques et le général de Lattre de Tassigny au nom de la France, signèrent l’acte de capitulation sans condition de l’Allemagne et la cessation des combats en Europe.

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Le général François Sevez, au nom de la France, contresigne, en présence de Alfred Jodl et de l’américain Walter B. Smith, chef d'état-major du général Eisenhower) la capitulation allemande, à Reims, en tant que second du général Juin, le chef d'état-major de la Défense nationale

8 mai 1945. Six années se sont écoulées depuis la déclaration de guerre de la France à l’Allemagne nazie.

Six années durant lesquelles les français ont subi la défaite, l’occupation, l’infamie vichyssoise.

Mais aussi, six années durant lesquelles, à l’appel de Charles de Gaulle, la France, celle des valeurs de Liberté, d’Égalité, de Fraternité, s’est dressée dans cette nuit funèbre.

Alors, ce 8 mai, si nous commémorons la Victoire de la France, bien au-delà, ce sont ces valeurs-là, celles de la République, qui nous réunissent.

Ce 8 mai 1945 c’est la défaite de l’hydre nazie qui est actée.

Un monstrueux accouplement entre la barbarie et la négation de l’Homme.

Une immonde bête qui a engendré la catastrophe la plus insensée de l’histoire humaine.

Le nazisme était un système totalitaire qui a dévasté l’âme humaine.

Le nazisme, et je pèse mes mots, était un régime de barbares.

Ce n’est ni une parenthèse, ni un détail, c’est une immense tragédie.

C’est la France seule qui, le 3 septembre 1939, malgré ses faiblesses, a déclaré la guerre aux gangsters qu’étaient les nazis.

Certes, la Grande-Bretagne suivra…

Puis l’Amérique, plus tard ; 

Et l’URSS quand elle fut à son tour attaquée.

Mais, c’est la France qui durant six années, avec opiniâtreté, sera meurtrie dans sa chair et dans son âme.

Alors, naturellement, ce 8 mai 1945, c’est la victoire de la démocratie, et c’est la victoire de la France.

Cette victoire est due autant à nos armes qu’au puissant élan de toute la nation.

Un élan né dans nos villes et nos campagnes, dans le cœur généreux et l’esprit courageux d’hommes et de femmes qui partageaient avec le général de Gaulle « une certaine idée de la France ».

Au fracas de ses armes la France ajoutait la sagesse et son génie pour offrir à son peuple un avenir.

L’immense programme du Conseil National de la Résistance est le résultat de cette alliance sublime, du génie de la France.

Un programme qui a accompagné nos fameuses Trente glorieuses.

Au redressement des armes, s’ajouterait le redressement de notre économie, de notre système social, de la reconstruction du pays et de la construction de l’Europe, de notre place dans le monde de l’après-guerre.

La France, en ce mois de mai 1945, c’est encore un vaste Empire qui participe et contribue à la Victoire.

Un vaste Empire qui va se dissoudre tout en maintenant des liens privilégiés dans lesquels les valeurs de la République sont le socle.

En ce 8 mai 1945, comme il en a toujours été dans son Histoire, la France, dans son immense diversité, toutes religions, toutes considérations politiques et toutes conditions sociales unies, est en mouvement.

En 1939, comme toujours, c’est unie et ardente dans son engagement que la France affronte et entre dans le chemin de la victoire.

Une bataille perdue et quelques trahisons ne suffirent pas à briser cet élan et à fermer le chemin de la victoire.

C’est ainsi que ce 8 mai 1945 la France se présente à la table des vainqueurs.

Tout d’abord à Reims, le 7 mai, puis à Berlin le 8 mai.

Voyant la France à la table des vainqueurs, les dignitaires nazis rechignent.

Ils ne se trompent pas d’adversaire.

C’est bien la France, avec sa conception humaniste du monde qui est l’ennemi absolu des nazis.

La présence de la France à la table des vainqueurs c’est le témoignage des vraies et seules lumières à partir desquelles les alliés ont sorti l’humanité de cette nuit absolue.

Des valeurs de Liberté, d’Egalité et de Fraternité.

Ce sont ces valeurs qui font de la France, de notre Nation, des marqueurs intemporels dans cette marche universelle. 

C’est bien par les valeurs partagées que se constitue l’identité et le destin d’un peuple, d’une nation.

C’est bien ainsi que la France est belle et éternelle.

Quelle leçon conservons-nous de ce 8 mai 1945 ?

Quel est le sens de notre présence, aujourd’hui, ici ?

L’enseignement de l’Histoire dans nos écoles autant que la présence dans nos commémorations sont les deux piliers d’une citoyenneté respectueuse d’un passé commun.

Une citoyenneté porteuse d’unité et d’ardeur dans les défis qui assaillent à chaque instant notre pays.

Et puis, et puis il y a cet attachement à notre terre, à notre famille. Une émotion qui nous guide autant que la raison comme l’écrivait Charles de Gaulle dans ses Mémoires.

Notre présence au pied de ce monument aux morts est un acte qui nous unit et nous rappelle que chacun d’entre nous est une parcelle de la France : la France de jadis, la France d’aujourd’hui, la France de demain.

Rien de grand, rien de généreux, rien de puissant, n’existe sans que le socle lumineux de nos valeurs républicaines ne soit brandi dans le ciel éclatant de notre pays, de la France.

En ces temps d’incertitudes, en ces temps de désunion, en ces temps de division, je vous le dis, affrontons les combats de notre temps avec l’image des soldats de la France Libre et des résistants de l’ombre.

Le grand résistant que fut Pierre Brossolette, avant de se suicider par crainte de parler à ses tortionnaires, écrivit ceci :

— « ce que nos morts attendent de nous, ce n’est pas un sanglot, mais un élan. »

Avec les Trois couleurs comme horizon, la Marseillaise chantée de Bir-Hakeim à Strasbourg, du Mont Valérien à nos campagnes, lorsque la mitraille nazie redoublait de désespérance, la France, celle de Gergovie et de Valmy, notre France, c’est celle qui aime la Liberté, l’égalité et la fraternité. 

Alors ne sanglotons pas.

Entamons notre élan.

La France du 8 mai 1945, c’est vous, c’est nous.

Ne l’oublions jamais.

 

Vive Terrasson-La-Villedieu !

Vive la République !

Vive la France !

 

Mairie de Terrasson Lavilledieu
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24120 Terrasson-Lavilledieu
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Télécopie : (33) 5 53 51 04 63

Du Lundi au vendredi
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Samedi
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